Le décompte Kunstenfestivaldesarts est lancé

Partout dans Bruxelles apparaissent sur les affiches des chiffres noirs sur fond blanc annonçant l’arrivée imminente du Kunstenfestivalsdesarts. L’édition 2017, ce ne seront pas moins de 39 projets artistiques, 22 coproductions internationales, 25 premières mondiales, 185 représentations, 4 expositions, 271 artistes venant de 21 pays, 35 institutions partenaires, 25 lieux et espaces publics bruxellois investis pendant 23 jours.

Consacré à la création contemporaine (théâtre, danse, performance, cinéma et arts plastiques), le festival offre aux artistes, belges et internationaux, et au public un lieu d’expérimentation unique depuis plus de 20 ans. Résolument urbain et cosmopolite, le festival est à l’image de la ville. Bilingue, il fait dialoguer les institutions francophones et néerlandophones et transcende les frontières linguistiques, géographiques ou encore artistiques. Les frontières et leur porosité, seront justement au cœur de cette édition. Ces thèmes seront interrogés par le biais d’œuvres engageantes, privilégiant l’expérience sensible des spectateurs, individuelle ou commune.

Son directeur, Christophe Slagmuylder, épingle dans le dense programme de cette année les compositions sonores tactiles et vibratoires de l’artiste libanais Tarek Atoui, la chorégraphie du toucher des artistes équatoriens Fabian Barba & Esteban Donoso ou encore la partition de gestes infimes des chorégraphes tunisiennes Selma & Sofiane Ouissi. Le corps, le son et la voix seront au centre du spectacle de l’artiste allemande d’origine turque Begüm Erciyas ou de la performance du chorégraphe français Boris Charmatz. Le corps sera aussi au cœur des créations des chorégraphes respectivement portugais, brésilien et suédois, Marlene Monteiro Freitas, Marcelo Evelin et Marten Spangberg, auxquels le festival accordera de grands plateaux.

Le public y découvrira aussi les œuvres théâtrales de l’artiste français Claude Régy et de l’artiste suisse Milo Rau, du metteur en scène argentin Mariano Pensotti et des artistes belges Pieter De Buysser et Thomas Bellinck où frontières et migrations sont abordées. La porosité se fait également entre les disciplines puisque le festival invite des artistes à sortir de leurs territoires d’exploration connus. La plasticienne-performeuse Tania Bruguera s’essayera par exemple pour la première fois au théâtre dans le cadre du festival.

En parallèle à sa programmation, le festival développe une série de rencontres avec les artistes et des ateliers pour les Bruxellois. Un travail est également réalisé avec les écoles ou encore la maison de jeunes Chicago démontrant la volonté du festival d’aller à la rencontre de la ville et de ceux, les jeunes en particulier, qui ne fréquentent pas spontanément les lieux culturels.

Le WIELS qui fête son 10ème anniversaire accueillera les soirées d’ouverture et de clôture du festival ainsi que plusieurs projets artistiques. Le centre du festival et sa billetterie seront situés au Palais de la Dynastie (Mont des Arts 5). Plusieurs lieux culturels de la Ville de Bruxelles leurs ouvrent leurs portes : la Bellone qui accueillera les artistes Fabián Barba & Esteban Donoso du 6 au 14 mai pour une installation-performance « slugs’ garden/cultivo de babosas », les Brigittines qui dévoileront l’œuvre de Begüm Erciyas « Voicing Pieces »  du 18 au 27 mai (excepté le 22) et le KVS qui présentera la pièce de Milo Rau « International Institute of Political Murder » du 18 au 21 mai.

Comme chaque année, la Ville de Bruxelles soutient sans réserve ce festival dont le subside a augmenté de quelque 30 % ces 4 dernières années.

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