La Ville de Bruxelles dresse son bilan culturel

Les grandes lignes de la politique culturelle de la Ville de Bruxelles de cette législature ont été dessinées en 2012. Accessibilité, décentralisation, médiation, soutien aux opérateurs, soutien à la création et à l’emploi artistique étaient les maîtres-mots de cette politique tournée vers les Bruxellois. Depuis 2014, nous vous en présentons ici les grands axes et projets. Aujourd’hui, arrivé au terme de ces 6 ans, l’Echevinat de la Culture tire un bilan positif dont témoigne une activité et une présence de la culture toujours plus dense dans tous les quartiers.

Sous l’impulsion de l’Echevine en charge de cette compétence, la Ville de Bruxelles a choisi de faire de la Culture une de ses grandes priorités, contrairement à la tendance à l’œuvre à d’autres niveaux de pouvoir et dans d’autres grandes villes. Naturellement multiple et accueillante, Bruxelles est plus que jamais une ville de Cultures. Cinq ambitions ont été choisies pour développer une politique de qualité, ouverte et dynamique répondant aux réalités du terrain. En voici les grandes lignes et des exemples précis.

5 ambitions
  1. L’accessibilité à la Culture pour tous, notamment par la multiplication des événements gratuits ou à bas prix et/ou organisés en plein air (rues, places, parcs…).
  2. La décentralisation, pour que la Culture soit présente dans tous les quartiers de la Ville.
  3. La médiation (au sein des institutions et sur les événements), afin de permettre à chacun de bénéficier pleinement des bienfaits de la Culture,
  4. Le soutien aux opérateurs culturels, car ce sont eux qui connaissent le mieux la Culture et programment les artistes,
  5. Et enfin le soutien à la création et à l’emploi artistique, afin de permettre aux artistes de vivre de leur art.
Un budget augmenté de 30 %

A l’arrivée, le bilan est multiforme et répond à chacune de ces ambitions. Le budget consacré à la Culture n’a cessé d’augmenter d’année en année, passant de 7,5 millions d’euros en 2012 à 9,7 millions d’euros rien que pour les subsides – soit une augmentation de 30 % ! – sans compter les subsides de 3 à 5 millions d’euros affectés selon les besoins chaque année dans les infrastructures.

De nouveaux lieux affectés à la Culture

6 nouveaux lieux dédiés à la culture ont ouvert leurs portes dans différents quartiers : le nouveau musée « la Garde-Robe Manneken-Pis » dans le cadre du grand projet de redéploiement des collections des Musées de la Ville de Bruxelles, l’espace d’exposition dédié aux jeunes talents  de la CENTRALE la « CENTRALE.lab », le « Vaux-Hall » du Parc de Bruxelles, le Théâtre de Marionnettes « Les Cœurs de Bois », l’Ancienne Gare de Laeken et le Centre culturel de Neder-Over-Heembeek.

Centre culturel NOH

En outre le Musée du Costume et de la Dentelle a été rebaptisé Musée Mode & Dentelle, a vu l’ouverture d’une nouvelle salle permanente dédiée à la dentelle, cet art tellement bruxellois, et le rafraichissement de son espace dédié à la création émergente « Textile Box » témoignant d’une volonté de réaffirmer l’identité de ce musée comme référence en matière de mode à Bruxelles.

Le Musée des Egouts a également rouvert ses portes après une longue fermeture, repris par la Culture au Département des Voieries. Ce musée plutôt scientifique s’est ainsi aussi ouvert aux installations et aux performances contemporaines.

L’Echevinat de la Culture a également soutenu l’ouverture du MAD, outil de promotion de la Mode et du Design et l’ouverture du ADAM, nouveau musée bruxellois du Design et de son espace de médiation « la plasticothèque ».

Vaux-Hall

Ce n’est pas tout, la Ville de Bruxelles a également décidé de dédier les anciens établissements Vanderborght à la Culture (avec des occupations temporaires avant son affectation culturelle définitive). Le lieu s’est particulièrement affirmé grâce à des projets d’expositions d’envergure telle que la foire d’art newyorkaise « The Independent ». Mais aussi l’événement populaire, « Carte de Visite » où des centaines d’artistes professionnels et amateurs bruxellois peuvent exposer gratuitement le temps d’un weekend. L’Echevinat a également entamé l’affectation de la Maison Patricienne en futur Musée des Arts décoratifs pour 2019.

Un investissement conséquent dans les lieux existants

A côté de cela, d’importants investissements ont été fait dans le renouvellement des infrastructures et des équipements des 20 lieux culturels de la Ville (rénovation du Centre culturel Bruegel, nouveaux gradins aux Brigittines et à la Montagne Magique, rénovations au KVS…).

Centre culturel Bruegel

Un soutien croissant aux opérateurs bruxellois

Plus de 400 initiatives d’opérateurs culturels ont été subventionnées en 2018, contre 300 en 2012, et ce dans tous les domaines artistiques (littérature, photographie urbaine, poésie, conte, cinéma, performances, folklore, musique acousmatique, danses, cultures alternatives, art contemporain, cultures urbaines etc.). Parmi ceux-ci, de tout nouveaux festivals bruxellois ont été soutenus  à l’instar du  « Listen! » et du « Brussels Electronic Marathon » dédiés à la musique électronique ou encore le festival de cinéma « BRIFF ». Un soutien et un accompagnement spécifique ont été faits pour les lieux alternatifs tels que Magasin 4 et Recyclart, tous deux menacés de disparition. L’initiative culturelle naissante dans la Galerie Horta (avec le C12 et le C5) a aussi été soutenue.

Un soutien croissant aux artistes, en particulier bruxellois

Outre les nombreux événements soutenus durant lesquels de nombreux artistes se produisent, l’Echevinat de la Culture a également lancé plusieurs bourses et prix pour les artistes (notamment, les prix de l’exposition « Carte de Visite », la bourse d’aide à la finition d’un court-métrage durant le Brussels Short Film Festival,…). Le nombre d’appels à projets a lui aussi augmenté considérablement, en particulier à destination des jeunes artistes ou des disciplines moins reconnues (CENTRALE.lab, Textile Box, Vaux-Hall, PARCOURS Street Art…). Des commandes de création ont été initiées (commande annuelle d’une œuvre de musique contemporaine pour le festival « Music City Hall », commandes d’œuvres d’art urbain…).

Music City Hall

 

Des activités accessibles de plus en plus nombreuses

Avec l’aide du Service de la Culture ou d’opérateurs bruxellois, l’Echevinat a multiplié le nombre d’événements organisés sur son territoire toute l’année, toujours gratuits et accessibles : l’exposition « Carte de Visite » dont nous parlions plus haut, le festival de marionnettes « Insifon » à Laeken puis NOH, le festival de musique « Music City Hall » dans l’Hôtel de Ville, le festival pluridisciplinaire « Vaux-Hall Summer » dans le Parc de Bruxelles (musique classique et contemporaine, cinéma, danses sociales et jeux de société), le festival de musique en plein air « Let it Beach » sur Bruxelles-les-Bains ainsi que le festival de cinéma en plein air « L’Heure d’été » (en collaboration avec Galeries Cinéma) et la projection sur le même site d’opéras filmés (en collaboration avec la Monnaie), les villages Winter Pop (activités culturelles et familiales) durant Plaisirs d’Hiver dans quatre quartiers décentralisés et enfin le tout récent festival de cerfs-volants « Des Kites survolent les Quais » au canal.

HOPLA!

3 festivals existants ont été redéfinis afin d’affirmer leur identité et en faire profiter toujours plus de Bruxellois. Le festival de cirque « HOPLA! » est passé de 2 à 7 jours, s’étendant du centre-ville à 5 quartiers supplémentaires ; le festival de musique classique Classissimo dans le Théâtre du Parc, intégré précédemment au BSF et enfin la nocturne d’art contemporain NUIT BLANCHE, organisée habituellement au centre-ville et qui est partie à la rencontre des quartiers décentrés et a vu sa programmation s’affiner en terme de qualité.

Afin de soutenir l’art urbain et de renforcer la présence de l’art en rue, un PARCOURS Street Art a été initié à travers toute la Ville. Plus de 100 œuvres ont été réalisées, en collaboration avec autant d’artistes bruxellois et étrangers.

L’Echevinat a également lancé le programme « CurioCity » afin d’encourager le secteur à proposer des activités gratuites ou à bas prix le weekend à destination des familles. Près d’une vingtaine d’activités ont ainsi vu le jour (« Dimanche à la Maison », « Petit gouter de la Poésie »…). Repris par la Culture au Service Seniors, les places de spectacles offerts aux seniors 65 + ont été augmentées de 900 à 1.200, en collaboration avec une dizaine de théâtres. La danse et l’opéra ont été ajoutés au programme.

Les projets participatifs ont été multipliés à l’instar du « Grand BanKet » pour les 10 ans du centre d’art, la CENTRALE, qui a abouti à l’installation d’une œuvre d’art en espace public. Celle-ci a été réalisée avec l’aide de près de 100 habitants du quartier Sainte-Catherine.

Le Grand BanKet

Afin d’augmenter les synergies entre les institutions bruxelloises, l’Echevinat a lancé une première année thématique culturelle, intitulée « 2018. Année de la Contestation », traversant la programmation de nombreux lieux et événements bruxellois de janvier à décembre.

Enfin, afin de faire connaitre toutes ces activités et tenter d’expliquer brièvement sa politique culturelle, l’Echevinat a lancé en 2014 un nouvel outil de communication, une newsletter mensuelle, celle-là même que vous lisez.

Ce bilan ne reprend pas l’ensemble des projets menés en détails. De nombreux chantiers importants ont aussi été entrepris et achevés notamment au sein des Archives et des Musées de la Ville de Bruxelles (restauration d’œuvres exceptionnelles, augmentation du nombre d’expositions, budget d’acquisitions en hausse, création d’un fonds pour les témoignages du 22 mars 2016, création d’un site 14-18,…). Chaque  lieu culturel a également accompli de nombreuses tâches et missions. Afin de les soutenir, la Ville a aussi engagé de nombreux profils supplémentaires.

Un rapide recensement a permis d’établir que cette politique ambitieuse de production, de commande et de concours avait permis de conclure près de 2.000 contrats artistiques au cours de ces 6 années, sans compter les emplois indirects et sans compter tous ceux générés par la politique de soutien via les subsides. Le dialogue et la disponibilité, ainsi que la présence sur le terrain ont permis de mener le travail ces 6 dernières années au plus près du secteur et des Bruxellois. Les idées et les projets ne manquent pour une prochaine législature.

 

 

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